« Demain le soleil se lèvera encore » - 2010

Paru en 2010, « Demain le soleil se lèvera encore » est un recueil qui comporte quatorze nouvelles. Toutes sont riches de rires, de larmes...

 

 

On y découvre déjà la campagne, ses instants de bonheur, ses drames. Au fil des pages le lecteur est embarqué dans l'amour adolescent, fait face à la détresse d'une famille, se prend d'affection pour un chômeur malmené par la vie ou sourit dans la cour d'un hôpital où chante un oiseau...

 

 

Un livre empreint d'optimisme, celui-là même qui a poussé Odile à se remettre devant son clavier quelques années plus tard.

 


Extrait de « l'Accident »

   Elle est revenue dans sa maison, la petite ne respirait plus... si, non... Elle n'en savait rien mais elle sentait la vie qui foutait le camp. Le corps pesait de plus en plus, la tête de la petite ne suivait plus la ligne de son corps... « Au secours ! »...

 

   Irène a appelé sa mère au téléphone. Pas les secours, sa mère ! Elle a juste dit : « Viens vite, viens vite ». Elle a raccroché. Elle pleurait à présent, elle appelait son bébé, sa « Loulou », elle suppliait. Elle l'avait toujours dans les bras, elle lui parlait. Manon gémissait. Une plainte presque inaudible, interminable. Une plainte qui n'est plus celle d'une enfant qui a mal...

-Manon, mon amour, reste là, Manon...

La mère d'Irène était arrivée, suivie de son gendre. Les visages étaient blêmes, la panique, même cachée, était à son comble.

 

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Extrait de « Grand frère »

       -Ouais, c'est ma mère. Tu vois, en fait, c'est tout sauf une mère. Moi j'ai quatorze ans. J'aimerais vivre normalement, aller à la piscine avec des copines, aller au cinéma quand des copains m'invitent. J'aimerais être sapée comme les gens de mon âge, mettre un jean quand j'en ai envie, craquer sur des petits tops à trois euros au marché, passer des vacances chez moi à écouter de la musique, mater une bonne vidéo à trois heures de l'après-midi. Tu peux comprendre ça ?

       -Mais t'as tout de même la chance d'aller au bout du monde aussi souvent.

     -Tu plaisantes. Les cocotiers, c’est bon, j’en ai assez vu. Là, ça va, je suis avec toi mais elle ne le sait pas. D'ailleurs, vaudrait mieux pas. Mais tout le reste du temps tu crois que je fais quoi ? Je suis dans les pattes à Madame et je m'ennuie à mourir avec tous ces guignols autour. Je n'en peux plus, tu comprends ça, j'en ai assez !

Extrait publié dans la revue Le Trait d'Union, revue de la SPA.